Quels usages des tablettes de lecture en BU ? – Delphine Merrien (SCD Toulon)

Suite du compte-rendu, assuré en binôme avec Gaël, des Journées Couperin sur le livre électronique, qui se sont déroulées à Lille, les 17 et 18 mai.

Delphine Merrien (SCD de l’Université de Toulon-Var) présente les résultats d’enquête de la CeB auprès des BU intéressées par le prêts de tablettes

États des lieux

Qui prête ?

Angers et Toulon seuls établissements d’enseignement supérieur à prêter.
La bibliothèque de l’École des chartes et le SCD Lyon 1 se préparent pour la rentrée. L’École des Chartes réfléchit à la question des contenus (attente de l’évolution des tablettes)
Ce type de projet est souvent appuyé par des personnes en interne, motivés, technophiles. Difficile mobilisation des personnels (6 personnes à Toulon)

Quel public ?

Le noyau dur des emprunteurs potentiels est composé plutôt d’homme, technophile et lecteur.
Le SCD Toulon distribue une brochure pour expliquer le fonctionnement des tablettes. Lyon 1 et EdC préparent également des documents d’accompagnement.

Quel cadre ?

Test obligatoire par le personnel des bibliothécaires,  enseignants-chercheurs et étudiants technophiles. Test pendant 1 an à Toulon avant la phase de production. Test de 3-4 mois à Angers
Conclure des partenariats : Sony pour Angers. S’appuyer sur une offre de base d’un éditeur ou agrégateur de contenus.
Fixer le cadre réglementaire : 8 mois pour la validation de la charte (18 mois en tout) auprès du conseil de la documentation à Toulon.
Durée de prêt d’un mois à Toulon, entre 21 et 28 jours renouvelables à Angers. Pas de consultation sur place en raison du caractère nomade de la tablette.

Quelle communication ?

Communication surtout dans les locaux de la BU et sur le site web.

Freins actuels

Quelles tablettes ?

Sony PRS 505 pour Toulon ; Sony PRS 505 et Cybook Gen Gen 3 pour Angers
L’élégance de l’objet, la facilité de la remise à zéro, le confort de lecture sont appréciés durant la phase de découverte.
Au niveau des fonctionnalités, si le marque-page est apprécié, beaucoup regrette l’absence de connectivité (frustration par rapport aux équipements actuels), l’absence d’écran tactile, le noir et blanc et la gestion hasardeuse et déconcertante des formats.
Autres limites techniques : chargement relativement long avant la première utilisation, installation d’une application pour gérer la bibliothèque

Quels contenus ?

Collection numériques en développement. Environ 600 documents à Toulon + quelques pistes pour les collections libres.
Problème des DRM : plusieurs étapes à franchir avant de jouir du produit
Problème pour faire émerger une offre de masse en français.

Quels services ?

Pour faciliter la prise en main des machines par les utilisateurs, le personnel doit être mobilisé. Les contraintes techniques actuelles entraine un besoin en accompagnement plus important.

Une déception ?

L’accueil est globalement favorable. Le marché des tablettes de lecture est en pleine expansion ; beaucoup de nouveaux produits. Le bibliothécaire est valorisé par ce nouvel outil qui séduit le lecteur (gain de place, nomadisme)
Les nouvelles tablettes devront apporter la connectivité permettant de s’affranchir d’un chargement souvent fastidieux.

Il convient de dépasser l’indifférence et la perplexité, en construisant une politique de la dématérialisation (encore beaucoup de travail).

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National e-books Observatory Project – Lorraine Estelle (JISC)

Suite du compte-rendu, assuré en binôme avec Gaël, des Journées Couperin sur le livre électronique, qui se sont déroulées à Lille, les 17 et 18 mai.

Lorraine Estelle est Chief Executive Officer au JISC, elle a participé au National e-books Observatory Project. Le rapport final et les rapports d’étape sont tous disponibles sur le site du National e-books Observatory Project. Le prezi de son intervention lilloise est également disponible.

[Lorraine Estelle a livré, à mon sens, la plus intéressante et la plus riche intervention en ce qui concerne les principaux enjeux des e-books (note du blogueur)]

Retour sur la méthodologie du JISC

  • 2 enquêtes furent menées et comparées en janvier 2008 et janvier 2009
  • analyse des logs de la plateforme Myilbrary
  • focus groups (entretiens collectifs) d’étudiants, d’enseignants et de bibliothécaires
  • analyse des statistiques de circulations dans les bibliothèques
  • analyse des ventes au détail des livres acquis.

Le JISC a acquis 36 e-books (600.000 £) dans 4 disciplines (Business-management, Science de l’ingénieur, Médecine, Médias-communication), mis à disposition de toutes les institutions d’enseignement supérieur du Royaume-Uni. Leurs usages furent analysés.

Résultats des deux enquêtes (52 000 réponses au total)

Les étudiants en business-management ont lu plus de e-books que les étudiants en médecine.

Les usagers ont plutôt trouvé leur e-book par la bibliothèque universitaire (puis disponible gratuitement sur le web). Concernant la fourniture de e-books, les attentes des usagers (étudiants+enseignants) vis à vis de la BU ont considérablement augmenté entre l’enquête de 2008 et l’enquête de 2009. Sur ce point, la bibliothèque académique devient un partenaire incontournable.

Les utilisateurs de e-books les consomment par petits morceaux, en « picorant » quelques chapitres. La plus grande partie de temps de consultation est consacré à la navigation et à la recherche de contenu pas à la lecture. En moyenne, il passe 13 minutes à consulter un e-book et 83% passent moins d’une minute par page (conclusions à partir des analyses de logs). Ils préfèrent imprimer les pages et prendre des notes plutôt que d’utiliser les fonctionnalités proposées par les plateformes.

La lecture se fait majoritairement sur l’écran ou en mélangeant écran et impression.

La consultation des e-books se fait tout au long de la journée avec un pic entre 8h et 14h, l’accès se fait majoritairement sur le campus.

A court-terme, rien n’indique que la mise à disposition gratuite des e-books à la communauté universitaire a une influence négative sur les ventes de livres aux étudiants.

La bibliothèque face aux e-books

Concernant la signalisation, les bibliothèques ont un challenge important à relever. Il subsiste encore beaucoup de confusion entre le catalogue, la recherche fédérée et le site de la bibliothèque. La recherche et la découverte doivent être les plus simples possibles. Le catalogue comme point principal d’accès aux ressources nécessitent des métadonnées de qualité. « …users have literally re-frame their minds when movieng from one system to another and this require patience and time consuming. »

Le PDF comme principal format des e-books contraint (lock-down),  on ne jouit pas encore de toutes les fonctionnalités du net.

A la recherche d’un modèle économique

La vente de manuels (textbooks) aux étudiants représente 70% à 90% des revenues des éditeurs (plus 200 millions de £ en 2006/2007 à comparer au 50 millions de £ de vente aux bibliothèques académiques. La vente des manuels aux étudiants est en stagnation mais elle constitue une part non négligeable de leurs dépenses.

Les enquêtes ont montré que les e-manuels ne se substituaient pas aux versions papier mais constituaient un complément nécessaire, il s’agit donc d’un nouveau marché. L’immobilisme n’est pas de mise, l’importance de trouver une modèle économique viable pour les e-books augmente à mesure que les attentes des usagers deviennent plus prégnantes.

Tester les modèles économiques

Le JISC procède  à 4 tests pour définir un modèle économique viable (résultats attendus fin 2010). Ces tests regroupent 8 éditeurs de manuels, 10 universités, 3 agrégateurs de contenus, 17 manuels de premier ordre (core textbooks).

Chaque test poursuit un objectif spécifique :

  • Test 1 : mesurer la viabilité d’un accès illimité à des e-manuels via des agrégateurs ou via la plateforme spécifique de l’éditeur.
  • Test 2 : explorer le rôle de la bibliothèque dans la fourniture aux étudiants d’une variété d’accès au e-manuels (accès à un chapitre, pay-per-view, impression uniquement, e-only ou combinaison impression/électronique)
  • Test 3 : évaluer l’impact sur les ventes de e-manuels lorsque la bibliothèque propose un accès électronique et déterminer ce que préfèrent les usagers parmi plusieurs options (accès via la bibliothèque, commande d’une version papier ou version hybride papier/élec, commande d’une version e-only, commande ou location d’un chapitre.
  • Test 4 : déterminer si l’accès aux e-manuels par la bibliothèque améliore les ventes

Des licences clés en main

Le JISC en collaboration avec The Publishers Association a rédigé un ensemble de recommandations pour les contrats de licences afin de gagner du temps, de mieux communiquer avec les utilisateurs, de traiter des questions d’accès aux archives, d’inclure des standards comme Counter, les procédés anti-plagiat ou les questions d’accessibilité et d’oeuvrer pour des métadonnées de qualité qui aideront à la recherche.

10 conseils pour réussir avec vos e-books

  1. Répondez aux demandes de vos usagers.
  2. Promouvez l’image de marque de votre bibliothèque, personnalisez vos plateformes de e-books.
  3. Rendez l’accès à distance plus facile et plus fiable.
  4. La pub, ça marche. Développez une stratégie pour votre bibliothèque.
  5. Utilisez plusieurs méthodes promotionnelles. Les e-books sont, par essence, invisible.
  6. Mettez en avant les produits les plus efficace. Mettez la pression sur ceux qui ne le sont pas.
  7. Utilisez le catalogue, c’est encore la meilleure voie pour accéder aux contenus.
  8. Tant que les plateformes ne seront pas totalement intuitives, la formation et l’accompagnement seront indispensables.
  9. Expérimentez les modèles économiques.
  10. Développez des accès aux contenus user-friendly.
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Lire un document numérique – Thierry Baccino (Laboratoire LUTIN)

21 mai 2010 1 commentaire

Suite du compte-rendu, assuré en binôme avec Gaël, des Journées Couperin sur le livre électronique, qui se sont déroulées à Lille, les 17 et 18 mai.

Thierry Baccino est professeur de psychologie cognitive et ergonomique, directeur scientifique du LUTIN et auteur de La lecture électronique (2004, Presses universitaires de Grenoble). Il travaille depuis environ 20 ans sur la lecture électronique, sur la lecture dans le passage du livre imprimé (écriture continue sur codex, parchemin) au livre typographié et sur écran (écriture segmentée). Lors de ces mutations, le lecteur, lui,  n’a pas forcément changé.

La multitude d’informations caractérise ces dernières années :  comment accéder à l’information de manière pertinente ?  comment le lecteur s’adapte-t-il ?  la recherche de l’immédiateté et de l’efficacité de l’information semblent être la norme actuelle.

Les psychologues recherchent les traces de la pensée, à la même manière des archéologues.
La comparaison entre la lecture d’une page du site web Science et vie (écrémage : lecture des titres/sous-titres) et d’un article papier des années 70 de la même revue (lecture continue) montre la différence des pratiques de lecture. Il n’en saurait être autrement compte tenu de la divergence des structures des exemples présentés (page d’accueil d’un site web vs article de vulgarisation scientifique dans une mise en page austère)

Il existe deux types de lecture : la lecture qui nécessite l’assimilation du contenu (article) et la lecture qui nécessite une attention soutenue (lecture d’une page web). Il n’est pas évident pour le cerveau d’analyser cela (problème du déficit de compréhension).

Entre papier et écran, les principales différences techniques sont :

– papier : lumière naturelle, page à page, linéaire, texte/image
– écran : rétro-éclairage (principale source d’inconfort visuel), scrolling, non linéaire, texte/image/sons/vidéo

Il existe également des différences individuelles, notamment dans la rapidité de la lecture (lecteur rapide : 500 mots/min ; lecteur lent <100 mots/min). Sur écran, le nombre de lecteurs lents augmentent.
Le processus de lecture se compose de 3 étapes : détection des lettres (visibilité), l’identification des mots (discriminabilité) et la compréhension des mots (intégration).

Nous fixons seulement 4 lettres d’un mot (vision fovéale). L’empan visuel est la fenêtre autour de ces 4 lettres (la position de la fenêtre par rapport aux 4 lettres dépend du sens de la lecture, plus large à droite lorsqu’on lit de gauche à droite et plus large à gauche lorsqu’on lit de droite à gauche).

Sur écran, l’empan visuel diminue en fonction du contraste du texte, de l’espacement inter-caractère ou de l’emploi de colonnes réduites. Lorsque l’empan visuel est diminué, l’attention visuelle qui guide le regard est perturbée. Notre attention n’est pas localisée au même endroit que notre vision.

Règle générale dans le processus de lecture : le lecteur fixe le centre du mot (sinon prise d’information dégradée car multiplication des prises d’information).

Le scrolling : le déplacement des mots perturbe la mémoire spatiale des mots (se souvenir de la place des mots ou de l’info dans la page). Le scrolling constitue un élément négatif dans la prise d’information.

Au niveau de la compréhension, l’hypertexte met le lecteur dans la position de l’auteur. En fait, il est beaucoup plus difficile de choisir soi-même le chemin de lecture (avantage pour le papier) :  désorientation, difficulté à lier les informations entre elles, difficulté de mémorisation.

Les liseuses disposent d’avantages indéniables  (lisible en lumière naturelle, accessibilité, nomadisme, réalité augmentée) mais pâtissent encore de certains inconvénients (qualité du blanc, pas de couleurs pour le moment, lenteur du changement de page).
[Ces conclusions sont néanmoins remises en cause par l’arrivée de nouvelles machines censées marquer une tendance lourde dans l’industrie des « tablettes de lecture » (Ipad notamment)] (note du blogueur)
La lecture a évolué, l’Homme ne s’adapte pas aussi vite, il n’est adaptable que dans une certaine limite (oeil, mémoire).

Cherifa Boukacem – Introduction aux Journées Ebooks 2010

Aujourd’hui, la question du bien-fondé des ebooks se pose moins que la question de son appropriation, de ses usages.

Pour C. Boukacem, c’est le moment du bilan et d’une prise de recul sur l’usage mais aussi sur les usagers : bibliothécaires, éditeurs, intermédiaires, enseignants-chercheurs).

Signe de la montée en puissance des ebooks ? Augmentation du nombre de stages d’étudiants autour de ce support, notamment  par les nouvelles pratiques quotidiennes sur tablette, sur iphone. Autant de nouveaux usages qui interrogent la lecture.

Des questions méthodologiques, conceptuelles seront soulevées, il convient aussi de s’interroger sur les modèles économiques par rapport aux pratiques quotidiennes d’une génération qu’il nous appartient de comprendre (génération Y).

Durant ces 5e Journées ebooks, les retours français seront éclairés par les retours étrangers.

La BUA sur Facebook 2/3

6 avril 2010 8 commentaires

En 54 jours, 820 (Belle-Beille) et 739 (St Serge) « fans » ont rejoint nos pages Facebook (chiffre du 5 avril 2010, 21h23). On se retrouve dans le top 5 des pages ou profils de bibliothèques françaises. On colle au train de la BPI (896 fans) et la Bibliothèque de l’Université de Provence caracole toujours en tête (948 amis).

On a crû relativement vite. En résumé pour Belle-Beille :

  • 100e et 200e fan : J+5 (mailing à l’ensemble des étudiants pour amorcer la pompe, effet immédiat +300 fans en 2 jours)
  • 300e et 400e fan : J+6
  • 500e fan : J+8
  • 600e fan : J+12
  • 700e fan : J+27
  • 800e fan : J+50

On voit que la progression se tasse une peu. Hors les 7 premiers jours post-publication des pages, on attire grosso-modo une cinquantaine de fans par semaine. On a enregistré, pour le moment, 56 désabonnements sur nos 2 pages.

Côté marketing de nos pages:

  • le mailing est paradoxalement le moyen le plus efficace (résultat garanti).
  • On propose un lien quasi-permanent dans les actualités du site de la BU en attendant une intégration plus discrète et permanente (sur le site, le blog, le catalogue, etc.).
  • On a lancé pour chaque page un « jeu » (le 600e fan gagne une visite du chantier/magasin) avec un effet certain sur les courbes d’abonnement. A utiliser avec parcimonie cela dit, on attendra peut-être le 1000e fan pour renouveler l’expérience.
  • On a produit des signets de prêt et des stickers « Rejoignez la BU sur Facebook » collés aux endroits stratégiques (portes, toilettes).
  • Le bouche-à-oreille façon Facebook (mon ami est maintenant fan de la BU d’Angers alors je deviens fan aussi) doit jouer à plein même si on n’a pas de chiffres sur ce point.
  • Enfin, la présentation de la page en formation/visite fait aussi son effet. Dernière en date,l’accueil de lycéens dans nos murs. Le lendemain, on en retrouvait une partie parmi nos fans.

Côté fréquentation, ça donne depuis le 8 mars (date à laquelle on a collé un mouchard Google Analytics sur nos pages) :

  • entre 1100 et 1600 visites
  • entre 1800 et 2200 pages vues
  • un taux de rebond de 80%  : probablement normal pour Facebook (je m’abonne, j’ai les news sur mon mur, plus besoin de revenir)
  • les onglets Catalogue et Docelec de nos pages représentent 6% chacun des visites, les fans ne viennent donc pas pour ça.

Dans le prochain et dernier billet, on abordera le fan et ce que pourraient devenir nos pages FB.

Crédit photo : Dullhunk, licence CC By
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La BUA sur Facebook (1/3)

1 avril 2010 5 commentaires

La BU d’Angers a publié deux fan pages le 11 février dernier. Le projet était déjà dans les tuyaux depuis quelques semaines, mais on voulait prendre le temps de soigner notre entrée.

Le pourquoi est évident. Facebook est déjà le premier réseau social au monde. Sur certains points, il supplante même Google (direction du trafic, voire nombre de visites même si c’est éphémère). Très prochainement, ne pas être sur Facebook sera aussi handicapant que d’être mal référencé sur Google.

On voulait 1) établir une présence sur Facebook 2) trouver une nouvelle manière de valoriser les contenus de notre Bua’Bloc 3) profiter d’un autre moyen de communication pour échanger avec nos publics. On a donc lu quelques articles sur comment créer une bonne Fan Page (celui-ci, celui-ci et celui-là), regardé ce qui se faisait ailleurs et on a rapidement mis les mains dans le cambouis.

On a créé une page par BU plutôt qu’une page pour le SCD (logique me direz-vous). Les deux pages reprennent le même canevas :

  • les onglets Mur et Info (qu’on ne peut pas supprimer)
  • un onglet Notes (où l’on fait redescendre tant bien que mal les billets du blog)
  • un onglet Documentation électronique (avec des liens vers les bouquets et bases de données dispos)
  • un onglet Catalogue (avec le widget qui va bien)
  • un onglet Flickr (on a ouvert un compte pro SCD pour l’occasion)
  • et un onglet de Bienvenue (qui accueille le Pas-encore-fan, le fan tombe directement sur le Mur).

Facebook laisse une assez grande liberté pour construire sa page. En revanche, on est vite limité (au HTML de base) si on ne parle pas le langage local FBML. Par exemple, on n’a pas pu (encore) embarquer la fenêtre SFX de notre site, on doit se contenter pour le moment d’une page Docelec statique, même chose pour le widget de chat ubib.fr.

Côté animation des pages, l’essentiel est assuré par la fréquence des billets de Bua’Bloc (3 par semaine). On utilise Facebook pour communiquer plus ponctuellement sur les événements exceptionnels : rappel des changements d’horaires, fermetures, annonce des vernissages d’expo, etc.

Finalement, le plus important sur nos pages est l’échange qui se créé avec les « fans ». Le nombre de commentaires est incomparablement plus élevé sur Facebook que sur le blog. Chaque com’ reçoit une réponse des administrateurs (9 au total dont 7 membres de l’équipe de direction) et ça peut vite se transformer en une véritable discussion.

Dans le prochain billet, on parlera stats (beaucoup) et marketing viral (un peu).

crédit photo : Balakov, licence CC by-nc
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Libqual. Plaisir d’offrir, joie de recevoir

1 février 2010 1 commentaire

Intéressante discussion sur la liste de diffusion américaine de Libqual. Moins futile qu’elle ne paraît.

En ce début d’année, les universités participantes préparent la passation de l’enquête, une des questions récurrentes (aux États-Unis mais aussi en France) est celle des lots offerts, par tirage au sort, aux répondants. La question des lots n’est pas anodine car elle se heurte à de fortes oppositions aussi bien à l’intérieur des bibliothèques qu’à l’extérieur. Manifestation du libéralisme le plus total pour certains, infantilisation du public étudiant pour d’autres, les prix à gagner ou les rétributions restent l’un des meilleurs moyens pour capter l’attention des usagers déjà hyper-sollicités par ailleurs.

Que perçoit-on dans la discussion sur la liste américaine ? Un léger glissement.

Les lots usuels sont encore les plus proposés : chèques-cadeaux pour la librairie de l’université, Amazon ou un magasin de produits culturels, gadgets high-tech (netbook, lecteur Mp3, smartphone, écran LCD), on voit même apparaître des readers (Kindle ou Sony) comme prix potentiels. Mais on sent un changement d’approche.

D’une part, parce que le taux d’équipement en produits high-tech n’a cessé d’augmenter ces dernières années, les étudiants disposent de plus en plus souvent d’un lecteur MP3 et d’un ordinateur portable. D’autre part, parce qu’il devient très courant de voir des enquêtes proposées ce genre de lots, ils ne surprennent plus autant, n’attirent plus l’attention des étudiants comme avant

De nouveaux prix sont proposés, timidement certes, mais moins bling-bling que le high-tech, peut-être plus en adéquation avec les besoins du public.

Les bibliothèques de la Vanderbilt University ont proposé, pour chaque questionnaire rempli, le versement d’une somme à une banque alimentaire locale. Ce procédé, lier une questionnaire de satisfaction à une œuvre caritative, existe depuis déjà quelques années, mais c’est la première fois, à ma connaissance, qu’il est employé en bibliothèque. Ils ont également voulu proposer des cartes de photocopies gratuites mais se sont heurtés à un casse-tête juridique.

Les bibliothèques de University of Alaska Anchorage ont éveillé l’intérêt des étudiants en offrant une carte de parking (professionnel, je suppose) gratuite, sésame précieux lorsque les parkings ouverts aux étudiants sont surchargés.

Les exemples de ce type sont encore peu nombreux mais on peut facilement en imaginer d’autres : collaboration avec une ONG, extension temporaire des droits de prêt, emprunt autorisé des usuels, place réservée, coupe-file. Même si ces prix remettent en question l’égalité de traitement dans les bibliothèques, ce sont peut-être des pistes à explorer.

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