Etape lyonnaise pour le Shanachie Tour 2008

Vu sur Vagabondages, le Shanachie Tour 2008 a posé ses valises à Lyon pour sa première étape européenne.

Au-delà de la vidéo, ce qui m’intéresse est plutôt hors-champ.

Au programme, présentation du précédent road-trip et discussion avec les élèves-conservateurs de l’ENSSIB.

Je me demande si les élèves-bibliothécaires étaient présents ? Et si non, pourquoi ? un problème de calendrier ? autre chose ?

La vidéo ne présente que deux interventions d’élèves, j’espère que ça ne reflète pas la totalité des échanges

Non ? Quelqu’un(e) peut confirmer ?

Ces deux interventions tournent autour du jeu vidéo dans les bibliothèques (d’ailleurs, il semble que l’info ne soit pas passée partout : LE SCD D’ANGERS NE PROPOSE PAS DE JOUER A LA WII POUR REDUIRE SES PENALITES DE RETARD).

Quel a été le sentiment général des élèves-conservateurs sur l’introduction du jeu vidéo en bibliothèque ? Durant leur carrière, arrivés à un poste de direction, s’interrogeront-ils sérieusement sur cette possibilité ? Tenteront-ils l’expérience ?

Après l’ENSSIB, Jan van de Geer et Erik Boekesteijn se rendent à la BM de Lyon pour rencontrer le directeur. La vidéo se termine par un texte indiquant que le directeur n’était pas présent ce jour-là et qu’ils repasseront…

Ça ne donne pas une très bonne image de la BM. J’ai peut-être ce sentiment car je reste attaché à la BM de Lyon (mon premier poste) et surtout je m’étonne qu’ils n’aient pas pu rencontrer quelqu’un d’autre. La BML est tout de même pourvue d’un responsable Etude et prospective (Bertrand Calenge), d’une responsable des relations publiques (Geneviève Chovet) et d’une responsable marketing (Sandrine Chomel-Isaac).

J’espère qu’ils auront plus de chance la prochaine fois.

Libqual + à Angers - Quelques chiffres

3 questionnaires papier.

5 réunions d’information pour le personnel du SCD

10 mails : demandes d’explication, critiques, etc.

19 jours de passation

150 euros pour l’impression des affiches (du A5 au A1)

205 courriers électroniques envoyés

250 euros pour la séance photo.

340 affiches

1423 questionnaires web

3 000 $ pour la participation à l’enquête

14 500 adresses mails différentes contactées

43 261 adresses mails contactées au total

… faute de mesure fiable, le nombre de tablettes de chocolat englouties pendant l’enquête n’a pas pu être évalué.

Libqual+ - Six jours plus tard

le joli notebook

J’ai clos l’enquête Libqual+ le 11 avril dernier, deux semaines après la fermeture du questionnaire au public (le temps de s’entendre sur certains points avec les autres établissements participants). Les résultats me sont parvenus six jours plus tard.

Un magnifique fichier PDF d’une centaine de pages plein de graphiques et de chiffres et de tableaux qu’il faudra patiemment disséquer et un fichier Excel très complet.

Le fichier excel me permettra de construire moyennes, écart-types et radar charts pour chaque bibliothèque mentionnée dans l’enquête, peut-être par discipline si les effectifs sont représentatifs. Le “notebook” ne donne que les résultats par statut (licence, master, enseignant, etc.).

Je n’ai pas encore eu le temps de me plonger dans les résultats (la faute à un ESGBU récalcitrant et un rapport
d’activité procrastiné). J’ai tout de même pu extraire un chiffre du fichier Excel (il n’apparaît pas dans le notebook).

Un chiffre étonnant : 28%.

Seulement 28% des usagers ayant commencé à remplir l’enquête durant les trois semaines de passation, l’ont complétée. Plus de 4000 questionnaires entamés ont été abandonnés en cours de route. Pfffttt, évaporés !

Cette déperdition peut s’expliquer par certains dispositifs mis en place pour améliorer le taux de participation. Les ordinateurs installés dans les halls de chaque BU et normalement utilisés pour le catalogue pointaient uniquement vers le questionnaire le temps de l’enquête. Certains usagers pensant effectuer une recherche dans nos collections ont commencé à cliquer sur la page, puis ce sont rabattus sur d’autres postes.

Mais les principales raisons restent la complexité de l’enquête (déjà évoquée ici) et sa longueur. Le questionnaire est long, c’est évident. Une quarantaine de questions, souvent plusieurs modalités de réponse à choisir pour un même item, une certaine proximité dans les intitulés. Tout cela fait perdre un partie des répondants.

A Angers, le temps moyen de réponse a été 18min 16sec et le temps médian, plus significatif pour ce type de valeurs, de 10min 53sec (50% des enquêtes enregistrées ont été remplies en moins de 10min 53sec).

Pour palier à ce problème, Libqual expérimente déjà la mise en place d’une version allégée du questionnaire.

Finir 1er (devant Nicomo)

Je suis en mesure de vous révéler pourquoi Nicomo a fermé son blog alors qu’il n’était qu’à cinq places du “Blog à Lolotte”.

Il ne voulait pas avoir à reconnaître publiquement sa défaite à notre concours de pronostics sur la saison NBA (Championnat américain de basket).

Pour la troisième saison consécutive (on appelle ça un “Three-Peat”), je termine largement en tête devant Nicomo, le savoyard fan de Detroit (ou l’inverse) et JayJay de Grenoble.

ANGERS RULES !!!

Un poisson nommé Wii

Il est temps de dévoiler notre poisson d’avril : la Wii à la BU d’Angers, c’était bidon ! En fait, tout ceci est parti de la proposition 7 de nicomo… et rien n’a bien sûr existé dans le “monde réel”.

Merci donc, et pardon à tous ceux qui ont participé à leur insu à cette expérience qui au départ n’en était pas une tant cela nous semblait improbable. Il faut avouer que le buzz aussitôt généré nous a pris de cours, nous obligeant à confirmer le scoop (ici, ici et ici) afin de préserver ce qui devenait au fil des jours un incroyable terrain d’observation et de débat, en temps réel, sur la réception d’une idée nouvelle dans notre profession.

Les échanges très riches et parfois très vifs (mais ça fait du bien dans un milieu où le silence est d’or) ont très vite porté sur le périmètre et les missions même des BU ainsi que sur la légitimité de leur fonction “sociale”, la wii et les jeux vidéo devenant un simple prétexte au débat.

Au final, qu’avons-nous observé ?

Des bibliobloggeurs qui ont massivement relayé et salué l’originalité et l’intérêt de l’initiative qui s’inscrivait bien selon eux dans une conception élargie de la BU comme lieu de nouvelles sociabilités et qui permettait de questionner notre relation à l’usager, notamment dans le cadre du règlement intérieur.

Quelques internautes, souvent professionnels des bibliothèques, ont construit un argumentaire légitimiste de la bibliothèque comme lieu unique de transmission des savoirs devant être protégé des effets de mode, du marketing, de la puérilité et de la niaiserie ambiantes, de la démagogie enssibienne… bref un discours compassé et attendu, mais très utile au débat.

Saluons ici l’acharnement thérapeutique, quasi ad hominen, du site l’Oeil cynique rédigé sous le couvert d’un (presque) anonymat très courageux, et pour qui la Wii en BU n’est vraiment pas passée… 3 semaines encore après l’annonce initiale !

Que faire maintenant de cette aventure ?

Assurément une synthèse qui poserait la question de l’influence des biblioblogs et interrogerait leur rôle dans les débats professionnels, n’en déplaise à l’ABF. Une
réflexion sur les mutations et l’innovation en bibliothèque, qui s’intéresserait notamment aux amalgames systématiques entre action et communication sur l’action. Enfin, un début de débat sur la contestation même du rôle social des bibliothèques universitaires…

Pour conclure, et sans ranimer la controverse, nous voilà un peu pris à notre propre piège, obligés de penser plus sérieusement la place des “serious games” dans nos bibliothèques (cf. rapport Isaac) et de réfléchir à un service qui pourrait faire sens et s’articuler avec l’existant. C’est ce que nous avons commencé à faire, parallèlement à ce canular, en ouvrant des pistes avec les associations étudiantes et le service des sports de l’université et en contactant également la direction marketing de Nintendo France qui serait prête à mettre des consoles à disposition…

Le projet pourrait consister en l’organisation d’un championnat universitaire de Wii Sports, qui pourrait se tenir par exemple tous les samedis dans nos bibliothèques, et offrir le reste du temps des espaces en accès libre dans nos murs. Reste maintenant à connaître les représentations des usagers eux-mêmes et l’acceptabilité d’une telle proposition auprès de nos publics.

A suivre donc…

Nicolas Alarcon
Daniel Bourrion
Olivier Tacheau