Extension du domaine des horaires d’ouverture (3)

D’abord le contexte et la fréquentation. Puis l’occupation

Enfin la circulation

Il nous reste à mesurer l’activité au bureau d’accueil. Aleph (notre SIGB), ARC 2 (le module stat d’Aleph) et Céline nous fourniront mensuellement les chiffres des emprunts et des retours durant les extensions d’horaire (8h30-9h, 19h-20h et 19h-22h).

Plus tard

Après l’ouverture de la nouvelle BU St Serge, nous procéderons à une enquête qualitative et quantitative sur les usages et les usagers  des horaires élargis pour savoir qui ils sont, quels services ils utilisent ou n’utilisent pas (et pourquoi) et interroger leur perception de cet élargissement.

Affaire à suivre.

Crédit photo : Castalway in Wales

La malchance du débutant

focusgroup2Tout se passait bien. Pourtant.

Le stress de l’après-midi disparaissait  avec l’arrivée ponctuelle des premiers participants. Même le retard prévu de l’un d’entre eux et la défection à la dernière minute d’une autre n’avaient pas entamé ma motivation.

Après un week-end à potasser la méthodologie et lire les conseils, une matinée en réunion et un début d’après-midi en présentation, j’avais eu le temps de briefer mon assistante pour l’occasion, retravailler et retenir l’enchaînement de ma grille d’entretien, mettre en place la salle, récupérer l’enregistreur numérique, envoyer un rappel aux participants. Tout était sous contrôle.

20h passé. Dernière question : “Souhaiteriez-vous aborder des points qui ne l’ont pas été durant l’entretien ?”. La discussion se poursuit quelques minutes. La lumière s’éteint brusquement dans la salle. Seule reste allumé le témoin lumineux de l’enregistreur numérique au centre de la table circulaire. Je me dirige hors de la salle pour voir ce qu’il se passe, tout l’étage est éteint. Étrange.

Je retourne libérer les participants et les accompagne jusqu’à la sortie. Toujours le black-out à l’étage. J’entre avec ma collègue dans la salle pour la ranger. Mon premier réflexe est d’empoigner l’enregistreur, il tourne toujours. Je l’approche de mon visage pour mieux discerner les boutons et l’arrêter quand je sens le câble d’alimentation se détacher. La lumière rouge s’éteint au moment où je saisis la portée de mon erreur. 1h30 d’échange réduit en un fichier corrompu : “invalid file”.

Mort cliniquement pendant 66 heures, j’ai sauvé mon fichier mp3 grâce à FileRecovery. ouf.

Cet épisode m’a presque fait regretter les bonnes vieilles mini-cassettes utilisées pendant mon cursus de sociologie. Presque.

NB : la (très bonne) prise de note de ma collègue complètera le fichier audio de l’entretien

NB2 : ce billet inaugure une série  sur l’utilisation de la méthode des focus groups employée dans le cadre d’une enquête qualitative sur l’usage et la perception des livrels chez les utilisateurs.

Extension du domaine des horaires d’ouverture (2)

D’abord le contexte et la fréquentation

Puis l’occupation

Après avoir mesuré les flux, on s’attache à la présence en salle. Nous avions déjà fait un galop d’essai lors de l’ouverture entre Noël et le jour de l’An et pour l’utilisation des postes informatiques. On a donc un peu d’expérience pour ce type de semaine-test.

On se base (toujours) sur la norme ISO 11620 (indicateurs de performances en bibliothèque). Le calcul de l’occupation des salles vise particulièrement les extensions d’horaires (8h30-9h ; 19h-20h ; 19h-22h), des relevés seront pratiqués systématiquement durant ces tranches horaires. L’occupation des places sera également relevée cinq fois (par tirage au sort) pendant la période 9h-19h. On pondèrera l’ensemble pour ne pas sur-représenter l’occupation des salles hors 9h-19h.

Cette opération se déroulera durant 7 semaines : 2 semaines en novembre et 2 semaines en mars pendant la “saison haute”, 2 semaines en janvier et 1 semaine en avril pendant la “saison basse”.

Pour le coup, et parce que nous comptons bien reproduire cet indicateur régulièrement, nous nous sommes équipés de compteurs électroniques.

Crédit photo : Joseph Cote

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Assessment librarian a deux ansDU

Extension du domaine des horaires d’ouverture

New Pictures 190407 014D’abord le contexte.

En mars 2008, les étudiants de l’université d’Angers nous avaient fait comprendre, via Libqual, que l’élargissement des horaires serait le bienvenu et même un peu plus.  En parallèle, un groupe ad hoc composé de membres volontaires du SCD, élus ou non, réfléchissait à la question des horaires d’ouverture et du temps de travail des agents.

Après 18 mois de réflexions, deux de nos BU ont élargi leurs horaires depuis le 15 septembre (annonce sur Bua’bloc pour avoir le détail de l’élargissement). Gros projet = grosses attentes = évaluation.

Nous avons articulé le plan d’évaluation de l’extension des horaires autour de trois points : la fréquentation, l’occupation, les transactions.

la fréquentation

C’est, évidemment, la première chose à laquelle on pense. Combien de personnes ont fréquenté la BU ? lors de l’élargissement du matin ? celui du soir ?

Pour avoir des chiffres plus précis qu’auparavant, nous sommes passés d’1 relevé quotidien systématique (le matin à 8h30, l’ouverture) à 3 (8h30, 9h et 19h). Les relevés de 9h et 19h nous permettront de recueillir la fréquentation entre 8h30-9h (extension du matin), entre 19h-20h ou 19h-22h selon les BU et les périodes de l’année et aussi de comparer la fréquentation à amplitude équivalente par rapport à l’année dernière (nous étions ouvert entre 9h et 19h auparavant).

Durant 7 semaines (2 semaines en novembre et mars durant la période de forte activité et 3 semaines en janvier et avril pendant une période plus calme), nous procéderons à des relevés plus fréquents (environ une dizaine) afin d’avoir une vision plus fine des flux notamment au moment des transhumances BU->RU.

Ces relevés sont manuels d’où le besoin de compléter les relevés systématiques par des relevés par semaines-tests.  La future BU de centre-ville disposera de portiques reliés à un ordinateur pour un relevé en temps réel.

Crédit photo : suburbandk